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Le Journal du Sud-Vienne

Santé : stopper la désertification à Vivonne

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Santé : stopper la désertification à Vivonne

On parle pour toutes les zones rurales de désertification et de l’absence de médecins devant de nombreux départs à la retraite.

L'équipe médicale

On parle pour toutes les zones rurales de désertification et de l’absence de médecins devant de nombreux départs à la retraite.

Pour cela, dès 2009 des praticiens de Vivonne ont souhaité plutôt prévenir que guérir. A cet effet, ils ont créé une association de professionnels de la santé qui puisse endiguer les départs annoncés ou prévisibles. L’objectif était de mutualiser les forces vives au niveau des professionnels de santé (création d’une association : Synergie), avec le soutien et l’aide des élus du territoire (maires et communauté de communes) ainsi que des institutions (état, région, département, députée). En avance sur les décisions préfectorales, les communautés de communes avaient fusionné en une seule : les Vallées du Clain. Celles-ci ont naturellement apporté leur soutien au projet, bien qu’au départ la zone de référence impactée soit plus au sud. Un diagnostic a pu alors permettre de relever les principaux points positifs et négatifs de ce territoire et notamment à travers la situation des communes : En 2009 à Vivonne, départ soudain d’un généraliste après celui d’un autre praticien non remplacé, Champagné-St Hilaire, 2 médecins non remplacés en 2007, Gençay, 1 non remplacé en 2011, La Villedieu, 1 non remplacé en 2011, une augmentation importante de population locale était prévue dans les années à venir, départ à la retraite d’un dentiste qui n’a été remplacé qu’en 2015. (4 ans avec un seul praticien sur Vivonne) Plutôt prévenir que guérir Depuis fin 2015, une garde ambulancière a été mise en place (ATSU sud-Vienne). Une analyse sérieuse permet de parler plus de rayon d’actions des professionnels en terme de santé publique que de découpage. L’objectif pour les médecins était de répondre aux demandes de soins et aux missions de santé publique dans le cadre de l’organisation des soins primaires de proximité sur le territoire concerné. Parallèlement, il ne s’agit plus simplement de soigner mais aussi de prévenir, ce qui suppose d’être les acteurs d’une politique de santé clairement énoncée. Car cette dynamique regroupe d’abord des moyens de travail qui permettent d’aller plus loin : avec une meilleure coordination, des projets de prévention, d’éducation à la santé créent un lieu attractif et des conditions favorables, pour d’autres professionnels de santé (réunion de concertation, formation). Le site peut alors se positionner comme pôle de santé afin de faciliter l’échange de savoir-faire et de compétences (terrain idéal pour les stagiaires). Ainsi les premiers objectifs des praticiens sont d’améliorer l’offre de soins et la pérenniser, développer des actions de santé, aider à la formation initiale et continue, avec l’appui de l’ordre des médecins et des dentistes ainsi que la collaboration de l’université de Poitiers. Une méthode attractive En retour cette démarche permet de favoriser l’installation de nouveaux professionnels. La création de la maison médicale a permis l’arrivée d’une psychologue, d’une diététicienne et de 2 orthophonistes. Suite à ces propositions, les élus de la communauté de communes ont répondu favorablement et ont accompagné voire propulsé le projet : ils ont racheté la partie la plus récente de l’ancien foyer logis (place des tilleuls) à l’office public de l’habitat de la Vienne. Des travaux ont ensuite réhabilité le bâtiment de 2 étages qui s’étend sur 800 m2. Les parties publiques et les espaces communs ont été rénovées ainsi que la façade grâce aux subventions du Conseil régional (100 000 €), du conseil départemental (65 000€), à la réserve de la députée Catherine Coutelle (20 000 €), l’ARS Agence Régionale de Santé(25 000€). La commune de Vivonne a participé également à l’aménagement des parkings. Une synergie de compétences Pour s’organiser les professionnels de santé ont donc créé une Société Civile Immobilière (SCI). En conséquence, ils ont contractualisé un crédit bail avec la communauté de communes. Ainsi pour ce qui concerne les espaces de consultation, le financement est à la charge de chaque professionnel qui loue son cadre de travail à la société immobilière. La maison médicale a donc pu ouvrir ses portes le 23 mars 2015. L’objectif est bien d’amener une véritable garantie de soins de proximité au service du territoire et de sa population. De plus cette maison médicale sert de base d’accueil à la Protection Maternelle infantile (PMI), aux services de la médecine du travail, et à une antenne du réseau de gérontologie. Au-delà d’un regroupement de professionnels de la santé, il s’agit bien d’établir une synergie de compétences autour de chaque patient. Il suffit de prendre pour exemple, la sage femme, la diététicienne et la psychologue qui projettent de mutualiser leurs compétences pour effectuer le suivi partagé et multiple d’une femme enceinte au sein de la structure. D’autres avancées de ce genre suivront. Les Français sont d’éternels « râleurs » et notamment à propos de leur système de santé. Voici un bel exemple d’aménagement du territoire, qui incite à éviter le repli sur soi, et qui invite au contraire à profiter de toutes les énergies présentes. Une démarche et une offre qui s’ouvrent vers l’intérêt général et la protection médicale de chaque individu. Les professionnels de santé présents 5 médecins : FIZELIER Jérôme, HERAULT Xavier, JOUTEAU Damien, LE SAOUT Christophe, TOURAINE-RICHARD Christelle. 5 infirmières : CHARRIER Brigitte, FERRIER Alexandra, GALAND Bruno, MASSE Myriam, LE SAOUT Anne. 1 ostéopathe : LEFEVRE Cécile 1psychologue : COUDROY Dorothée 1 podologue : DUGAS-TOUCHON Florence 1 sage-femme : FAYOUX Nathalie 1 diététicienne : GEORGELET Delphine 1 dentiste : CAMILLERI Benoît 2 orthophonistes : CORDIER Claire, LEMERCIER Julie

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