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Le Journal du Sud-Vienne

Portrait : les Nicolas jouent de concert

PORTAIT MUSICIEN

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Portrait : les Nicolas jouent de concert

Début avril, l’agence immobilière Renou de Couhé a organisé, salle multimédia, une action de mécénat culturel.

PORTAIT MUSICIEN

Début avril, l’agence immobilière Renou de Couhé a organisé, salle multimédia, une action de mécénat culturel. Ce sont des musiciens locaux qui ont bénéficié de celle-ci puisque la soirée, qui a rassemblé un public d’une centaine de personnes, a permis d’ouvrir la scène, au disciple de Lolo Belonzi, le batteur Alban Mourgue, au contrebassiste Sébastien Girard, à Christophe Thomas du groupe Baccara, grand maître en matière de bossanova, et à Catherine et Philipe Nicolas les « locaux de l’étape ».


Ce couple, à la vie comme à la scène, domicilié à Brux, est « musicalement », basé sur Couhé sous l’identité associative de « Musicaspets ». Ces deux musiciens professionnels ont, pour la circonstance, à partir de leur carnet d’adresses d’amis « musicos », fait office d’impresarios pour constituer le plateau de cette soirée. Outre son spectacle pour crèches, son spectacle pour personnes âgées en EPHAD – pour lesquelles elle est accompagnée par son mari Philippe – ou encore son spectacle « Chansons de rue » qu’elle interprète avec l’accordéoniste Olivier Dupra, Catherine, chanteuse sous son nom de scène Cathy Nichols, donne des cours de piano et de chants à domicile. Philipe quant à lui, vieux routier de la scène, « professionnel depuis 30 ans », s’il accompagne Catherine sur la plupart de ses spectacles, pratique aussi la scène avec un trio et un quartet de jazz. Avec ces ensembles instrumentaux et vocaux, s’il fait une place belle à la musique d’Ella Fitzgerald, il laisse surtout libre cour à ses compositions, « interactions entre les différentes musiques », mélangeant à merci, classique, jazz, bossanova …. Cet inconditionnel d’Astor Piazzola, qui aime également à donner des concerts classiques, affiche aussi à son répertoire, des spectacles pour enfants, 2 comédies musicales et un programme de variété française, qu’il interprète à la demande en duo avec son épouse Catherine.
Philipe Nicolas est aussi connu dans le monde du spectacle, sous le pseudonyme de « Zébulon ». Il est vrai que lorsque Philipe est au piano il semble monté sur ressort, comme subjugué par l’instrument. Cet autodidacte du piano, y a été initié par un copain, pensionnaire comme lui, dans un établissement scolaire qui était doté d’un amphithéâtre avec piano. Philippe y avait été placé par ses parents « pour me canaliser, pour que je ne tourne pas mal, alors que je venais de vivre à un an d’intervalle le double décès de ma sœur et d’un de mes frères ainés » dit-il, une forte émotion dans la voix. La musique est alors devenue vitale pour cet adolescent de 13 ans, qui se levait la nuit, s’échappait du dortoir par la fenêtre, et allait jouer du piano qu’il « enveloppait d’une couverture pour que le son ne s’entende pas à l’extérieur de l’amphithéâtre ». Malgré cette précaution, le petit Philippe fut, une nuit, prit « la main dans le pot de confiture » par la surveillante générale. Ceci lui valut, quelques années plus tard, comme seule et unique sanction, tant la motivation à faire cette «bêtise » avait ému la direction de l’établissement, de se voir offrir, au cours d’une réception officielle, le piano de ses premiers émois musicaux.«En fait, je sais qu’à cette époque-là, j’ai mis les doigts dans la prise » nous confie Philipe Nicolas « sans la musique, je ne serais probablement plus là » d’autant, que quelques années plus tard, la mort est à nouveau venue frapper à sa porte en lui ravissant sa première épouse, le laissant ainsi seul avec un enfant de 4 ans. «Je sais aujourd’hui que j’ai trouvé dans la musique une forme de résilience » reconnaît Philipe Nicolas qui, dès l’âge de 16 ans, est allé jusqu’à affronter son père, militaire de carrière, en lui déclarant que son BTS de physique chimie l’intéressait moins que la musique, dont il entendait désormais faire son métier. C’est donc très tôt que Philipe Nicolas fait l’apprentissage de « la théorie de la musique », car pour lui, « faire de la musique, ce n’est pas que des notes ; les notes ce n’est qu’un moyen pour dire des choses ». Des choses, Dieu sait si Philipe Nicolas en a beaucoup à dire. Pour preuve, l’important travail de composition qu’il mène en parallèle de la scène sur laquelle, pour vivre de son art, il ne demande qu’à se retrouver, de concert, avec Cathy Nichols , «cette muse » dont il est « le mentor ».

Contact : Tel : 05.49.59.05.35 – 06.62.05.07.08 cathynichols@orange.fr / nicolaszeb@orange.fr

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