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Le Journal du Sud-Vienne

Mobilisation grandissante contre le projet du SIVEER au Syndicat d’Eau du Sud-Vienne

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Mobilisation grandissante contre le projet du SIVEER au Syndicat d’Eau du Sud-Vienne

Que va devenir le Syndicat d’Eau SEA Sud-Vienne ? L’ensemble des personnels, des élus et la population, tous se disent mobilisés pour garder ce Syndicat de proximité.

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Que va devenir le Syndicat d’Eau SEA Sud-Vienne ? L’ensemble des personnels, des élus et la population, tous se disent mobilisés pour garder ce Syndicat de proximité.


Alors que les travaux de l’usine de traitement d’eau avancent à grands pas, que la traversée sous la ligne S.N.C.F. Paris Bordeaux est en cours, que l’aménagement de la station des Champs sera réalisé avant la fin de l’année, que d’autres travaux sont en cours et en prévision pour favoriser une meilleure qualité d’eau, on s’active pour éviter le pire c’est-à-dire de passer le gâteau au SIVEER, Syndicat d’eau de la Vienne qui souhaiterait prendre la direction de tous les syndicats d’eau de la Vienne. La date de la reprise par le SIVEER approche, l’arbitrage par la Préfecture ne fait aucun doute, il serait favorable au rapprochement avec le SIVEER.

Majorité d’élus contre le SIVEER
72 maires sont concernés, 360 élus et conseillers ont voté contre cette décision de tomber dans le giron du syndicat de Poitiers. « C’est, une atteinte à la ruralité » disent tous les élus. Le sujet a déjà été relaté dans le Journal de Civray et du Sud-Vienne à plusieurs reprises et l’inquiétude pèse bien sûr sur le personnel qui serait en partie délocalisé. Mais ce transfert ne s’arrête pas là. Car avec des familles délocalisées ce sont des manques à gagner pour les commerces et les services. Les engins seront mutualisés mais où iront-ils ? L’entretien des véhicules se fait actuellement localement, qu’en sera-t-il par la suite ? Les élus s’interrogent : « la Poste qui distribue les courriers et les factures partiront de la grande ville ! La Trésorerie qui encaisse les recettes sera-t-elle aussi délocalisée ? Les services actuels du Syndicat d’eau sont des  services de proximité et il y a réaction immédiate en cas de panne ou d’avaries. Et le coût de l’eau ? Pas d’augmentation la première année mais par la suite ? Le réseau et la situation financière du Syndicat d’eau de Civray sont en bonne santé et en parfait état ne serviraient-ils pas pour remettre en équilibre ceux qui ne le sont pas ? »

Informer les usagers
Une réunion se tenait jeudi 18 septembre au Syndicat d’Eau civraisien en présence du directeur Bertrand Geoffret de l’ensemble des personnels, des maires et leurs adjoints des communes desservies par le syndicat. Tous solidaires et partant pour réaliser des actions afin de garder le syndicat en Sud-Vienne. « Que les usagers soient informés, que l’on puisse expliquer la situation ». Des lettres ont été envoyées, des tracts seront distribués : d’ores et déjà des pancartes et des banderoles pavoisent tous les carrefours des cantons de Civray Charroux, vers Chaunay également. D’autres actions ont été pressenties par des collectivités et des services qui pourraient concerner l’approvisionnement de la piscine : tous reconnaissent le désagrément mais restent solidaires pour le maintien du Syndicat localement.

Le 3 octobreà Poitiers : ne touche pas à mon eau
N’est-ce pas la préparation d’une privatisation totale du service des eaux et de la distribution qui est en train de s’opérer ? Les personnels du Syndicat SEA sont mobilisés pour des actions qui restent populaires. Le public semble derrière eux et avec les maires et l’ensemble des élus. Des manifestations sont prévues dont une le 3 octobre à Poitiers, tous les maires portant écharpes se rendront à la Préfecture. Si rien n’a changé à cette date. Mais on croit savoir que des rendez-vous seraient prévus en haut lieu jeudi 25 octobre ou avant.
En attendant, la pression monte par des actions ponctuelles et des points informations auprès des abonnés. Jean-Olivier Geoffroy affirme que des rendez-vous et des lettres sont restés sans réponses. L’élu a rédigé une lettre à la Préfète lui demandant un moratoire et que la modification de l’arrêté doit être immédiat. Bertrand Geoffret souligne qu’on ne peut tirer un trait sur tout ce qui a été réalisé : « nous avons des ressources, des personnels compétents, toute une technologie : soyons fermes nous ne voulons pas de cet arrêté ».
Michel Hénot

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