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Le Journal du Sud-Vienne

Maud Fontenoy prend les rames au village flottant de Pressac

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Maud Fontenoy prend les rames au village flottant de Pressac

Jean-Pierre Raffarin et Maud Fontenoy étaient de passage à Pressac, dans le sud-Vienne. L’occasion de visiter le village flottant ouvert il y a peu et de se rendre compte du site éco touristique qui attire déjà de nombreux vacanciers.

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Jean-Pierre Raffarin et Maud Fontenoy étaient de passage à Pressac, dans le sud-Vienne. L’occasion de visiter le village flottant ouvert il y a peu et de se rendre compte du site éco touristique qui attire déjà de nombreux vacanciers.


En ce mercredi 17 septembre, on était sur son 31 au village flottant de Pressac dans le sud-Vienne.
Sur le site, inauguré officiellement en juillet dernier, on a souhaité marquer le coup en invitant la navigatrice Maud Fontenoy, également marraine de ce village insolite. Visiblement dans son élément, elle a, elle-même, pris les rames, enceinte, pour traverser l’étang et se rendre dans une habitation…. Placée sous le signe de l’éco tourisme : «C’est une belle illustration en terme d’innovation majeure dans le tourisme de demain. Cela montre que l’écologie peut être conciliée avec l’économie, rassemblant les hommes et leur environnement, tout en dynamisant un territoire», a-t-elle déclaré.
Fort de vingt-quatre cabanes en bois, dont quatre réservées à la restauration, le village flottant situé à l’étang du Ponteil se veut en effet proche de la nature : d’une surface d’environ 40m², les cabanes peuvent accueillir entre deux et cinq personnes. Des couples ou des familles disposant sur place du minimum à savoir : lit, toilettes sèches, petite fontaine pour pouvoir se brosser les dents, et un éclairage solaire. La douche est, quant à elle, située à côté de l’accueil… sur la terre ferme, la zone étant classée Natura 2000.
Et pour occuper ses journées : la pêche, comme une évidence pour ce site réputé pour ses nombreux poissons. Mais aussi les sentiers de randonnées, le vélo,… ou la piscine (la baignade étant interdite dans l’étang), située jute derrière «la Capitainerie» (l’accueil).
Un concept unique en France qui séduit puisque ici le développement et l’activité vont bon train. Officiellement inauguré à la mi juillet dernier, le site était quasiment complet durant les deux mois d’été… Tous les week-ends en septembre sont réservés, et le taux de remplissage en semaine est de 50% pour ce mois-ci. «Le marché touristique a beaucoup évolué, les souhaits des consommateurs ont changé. Ce type d’hébergement insolite répond à ces nouvelles attentes. Les gens veulent vivre de nouvelles expériences, proches de la nature, d’autant plus que Pressac est situé au milieu de quatre grandes villes. C’est le dépaysement pas très loin de chez eux», explique François Georges, directeur de Acapace et de Cabanes & vous, l’entreprise qui a développé le concept.
Et déjà, près de 4 000 personnes sont venus passer une ou plusieurs nuits ici depuis l’ouverture, il y a deux mois. Et cela sans compter les simples visiteurs. De quoi donner bon espoir pour la suite : «On espère attirer 10 000 personnes l’an prochain. Le site pourrait s’ouvrir d’avantage aux pêcheurs ou comités d’entreprise par exemple en automne ou au printemps.»
Egalement présents, Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne et Roland Debiais, maire de Pressac, sont, quant à eux, revenus sur les grandes dates de ce projet.
Après une présentation en conseil municipal en janvier 2013, tout s’accélère : permis, montage des dossiers, présentation et validation des plans,… Objectif originel : ouvrir le site à la fin du mois de juillet. «Les travaux ont débuté le 2 janvier dernier et le chantier a très vite avancé. Finalement on était près dès le début du mois et le site a officiellement ouvert le 12 juillet», a souligné Roland Debiais, avant de préciser que «quatorze entreprises françaises et même du territoire ont travaillé ici. »
Le village flottant a pu voir le jour grâce à un financement public/privé. Les collectivités (mairie, Conseil général ou encore l’Europe) ont injecté 1 million d’euros, le reste étant investi par l’entreprise privée à hauteur
d’1,3 millions d’euros. «Il y a bien d’autres projets que nous pouvons développer dans le sud Vienne. Malgré la baisse des moyens financiers, il ne faut pas ralentir l’activité dans un territoire. Il faut trouver et développer des partenariats comme ce qui a été fait ici», a conclu Jean-Pierre Raffarin.

Gaëlle Pignolet

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