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Le Journal du Sud-Vienne

M. et Mme Mardelet ont pris leur retraite

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M. et Mme Mardelet ont pris leur retraite

Jean-Jacques Mardelet et son épouse, Jacqueline, ont pris leur retraite. Pour la boucherie Mardelet, installée Grand-Rue, une page se tourne après 29 ans de service à une clientèle fidèle.

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Jean-Jacques Mardelet et son épouse, Jacqueline, ont pris leur retraite. Pour la boucherie  Mardelet, installée Grand-Rue, une page se tourne après 29 ans de service à une clientèle fidèle.


Les derniers débats sur la retraite ont longuement évoqué la pénibilité. Jean–Jacques   Mardelet en est un vivant exemple. « De 14 à 16 ans, j’ai connu deux années pas faciles. J’ai commencé comme apprenti à Béthines (entre Saint-Savin et La Trimouille). On touchait à tout. Mon patron M. Lardy avait une boucherie-charcuterie, mais aussi une ferme, un hôtel, un bar, un restaurant . On me demandait d’intervenir un peu partout en plus de la boucherie ». Mais encore aujourd’hui « ça reste un métier prenant. On parle du lève-tôt des boulangers, mais nous c’est 3 ou 4 h du matin jusqu’à la fermeture du magasin à 19h ».
A l’époque les conditions sanitaires étaient différentes : « il n’y avait pas d’abattoir municipal. On saignait nous-mêmes les cochons, et les autres animaux ». Comme ses confrères Jean-Jacques Mardelet a suivi l’évolution de sa profession avec les fournisseurs qui ensuite lui livraient directement les viandes en fonction de ses exigences.

1986 : retour dans la Vienne
Après avoir été ouvrier, toujours, chez M. Lardy, c’est l’armée. Puis il reprend son métier et navigue pas mal, et reste six ans comme gérant en région parisienne.
En 1986,  Jean-Jacques Mardelet retourne à ses origines et il rachète la boucherie-charcuterie de M. Dardillac, qu’il n’a pas quittée depuis. Evidemment cette profession ne dispose pas des étoiles du Michelin comme celles qui peuvent valoriser un chef cuisinier : « nous la récompense c’est la fidélité de la clientèle grâce à la qualité de nos produits. J’ai une cliente que j’ai gardée depuis le début et qui doit avoir 80 ans ». Il raconte avoir même fidélisé des Parisiens ou des vacanciers de passage ! Nul doute que le repreneur de ce commerce saura retrouver cette clientèle de fidèles.
À ce moment il indique qu’il a toujours défendu un label de qualité pour les bêtes à viande : « je ne travaillais qu’avec la Parthenaisienne » (1). Ce sérieux professionnel et les qualité humaines de Jean-Jacques Mardelet ont été récompensés à deux reprises. Une fois avec la médaille  de la Confédération départementale des bouchers de la Vienne. Une autre fois avec la médaille de la commune de Vivonne.
Jean-Jacques Mardelet reconnaît que la retraite est la bienvenue, qu’elle va lui permettre de respirer en supprimant les tensions du métier. Il va pouvoir se consacrer à son plan d’eau, à la pêche et à ses couples de canards sauvages. Avouons que ce serait « vache » de ne pas lui souhaiter ce bonheur tranquille ainsi qu’à son épouse.

(1) vache caractéristique des paysages gâtinais. C’est une viande de couleur rouge vif à rouge foncé, très tendre grâce à ses fibres musculaires très fines, juteuse et savoureuse grâce à son persillé. Ses qualités exceptionnelles : une saveur unique et une tendreté incomparable reconnues par le label Rouge.

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