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Le Journal du Sud-Vienne

Le challenge de Pascal Giraud : 400 ruches pour un miel de qualité à Payré

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Le challenge de Pascal Giraud : 400 ruches pour un miel de qualité à Payré

À écouter Pascal Giraud vous parler de son activité d’apiculteur, on sent qu’il aime les abeilles.

miel payré

À écouter Pascal Giraud vous parler de son activité d’apiculteur, on sent qu’il aime les abeilles.


Leur vie, leur organisation « fascinante » n’ont pas de secret pour lui. Idem pour la production du miel à laquelle il apporte un soin particulier, soucieux qu’il est de vendre aux consommateurs un produit de qualité à une époque où le miel Chinois « dont la majeure partie n’a jamais vu une abeille » envahit le marché via la grande distribution.
Son intérêt pour cet  insecte « le seul, avec le verre à soie, domestiqué par l’homme » trouve ses origines dans « une leçon de choses » prodiguée par l’un de ses professeurs alors qu’il était en classe de cinquième. Un peu de mise en pratique dans sa jeunesse avec quelques ruches, exploitées de façon quelque peu empirique, vient parfaire cette passion.
Changer de voie en 2008
À l’âge adulte, Pascal Giraud, crée son entreprise artisanale en montage et aspiration industrielle et les abeilles passent au second plan. Nécessité de résultats économiques oblige « quatre gars sur les chantiers, il faut alimenter les carnets de commande », le chef d’entreprise enfouit au fond de lui sa passion, ne  pensant pas un seul instant que c’est elle qui, 20 ans plus tard, va lui permettre de rebondir.
En 2008, la crise frappant de plein fouet les ateliers de production pour qui il assure installation et maintenance, les marchés se réduisent considérablement. Le volume d’activités de l’entreprise ne suffit plus à Pascal pour trouver son compte. Alors les abeilles recommencent « à bourdonner » dans sa tête au point qu’il envisage d’en faire une activité génératrice de revenu complémentaire avec comme objectif à 3 ans d’en tirer un revenu principal.
Un déficit entre l’offre et la demande nationale de 35 à 40 000 tonnes de miel, des apiculteurs proches de la retraite… deux éléments  qui finissent de convaincre notre homme du bien fondé de son projet. Fort de son expérience de chef d’entreprise, il commence par regarder ce qu’il faut mettre en place, évalue les investissements nécessaires, se forme pour approfondir  ses connaissances, vérifie auprès des banques la viabilité de son projet et l’intention qu’elles ont de le suivre.

« Si c’était à refaire, je le referais »
Tous les signaux étant au vert  il décide de relever le challenge. Achat de terrain fait, « la mielerie » sort de terre. Un bâtiment de 400 m2 , aménagé et doté de salles chauffées  à 30° « pour favoriser l’extraction et la mise en pot du miel »,  équipées  d’une  «operculeuse » d’un extracteur et  d’une  centrifugeuse. Plan de marche : 400 ruches – le seuil de rentabilité – en 2016. À ce jour 75 sont déjà en place et la production de miels très variés, allant de l’acacia, au tournesol en passant par le châtaigner ou le Sarrazin, est écoulée sur les marchés locaux. Parallèlement à son travail de production, Pascal Giraud continue de  participer à de très nombreux stages de formation « pour nouer des contacts avec la profession » et acquérir ainsi une vraie connaissance du métier qu’il aime à faire partager à ses clients ou visiteurs.  L’entendre sur le sujet est « du vrai miel ». Le bon choix  des emplacements des ruches, la sérénité dont doit bénéficier les abeilles pour être productives et sociables, ce qui peut menacer « la colonie », ce qu’il faut faire  pour la sauver, les soins particuliers dont doit bénéficier la reine, les précautions et les techniques à mettre en œuvre pour la collecte du miel  dans de bonnes conditions et en sécurité, les propriétés de ce nectar prisé en cuisine mais  aussi apprécié pour ses vertus antiseptiques…. Rien de tout cela n’a plus de secret pour lui. Loin d’être un illuminé,  reconverti  par effet de mode en « bobo-écolo », Pascal Giraud, qui  sait depuis sa plus tendre enfance ce que vivre en osmose  avec la nature veut dire, a les pieds bien sur terre. Il a tout simplement su, lever la tête, regarder autour de lui, et oser, au moment où sa reconversion professionnelle était nécessaire à son équilibre personnel et familial.  « Si c’était à refaire je le referais » nous dit Pascal Giraud   «certes, c’est un métier dur physiquement. Il ne faut pas craindre sa peine et être prêt à faire des heures de travail à des  horaires que seule la nature commande mais, au sens propre comme au sens figuré, c’est un métier qui ne  manque pas de piquant ». Contact : Pascal Giraud – Les ruches de la Sapée – « La pinolière des bois » 86700 Payré. Tel : 06.12.55.04.61- Mail : a.m.e.86@orange.fr.

 

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