L’art de Vivaldi au sommet

Publié le 28 mai 2015 | Actualité / Canton de Vivonne / Une

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Organisée en milieu rural, la manifestation « Au pays des Volutes » est unique en son genre. Digne de l’accueil d’une grande structure culturelle urbaine. Marie Rouquié, musicienne hors–pair, coordonne 2 week-ends de stage à Champagné, répartis cette année entre février et les 9 et 10 mai.
Ces stages réunissent à la fois des musiciens professionnels et des stagiaires jeunes et moins jeunes pratiquant un instrument à cordes et qui souhaitent participer à l’élaboration et à la réalisation d’un concert au sein d’un orchestre. Les musiciens professionnels et musicologues renommés animent les répétitions et les conférences nécessaires à la préparation d’un concert de restitution à la fin du week-end, dédié à l’œuvre d’un compositeur, comme Vivaldi musicien vénitien (1678-1741), cette année.

Tout savoir sur Vivaldi
Tout a débuté le samedi matin par l’exposé d’Olivier Fourés, musicologue et spécialiste d’Antonio Vivaldi, conférence ouverte gratuitement au public. Excusez du peu, il est aussi entre autres violoniste, danseur, et collaborateur de l’Institut Vivaldi à Venise, conseiller, auteur et arrangeur pour plusieurs maisons de disques, orchestres et interprètes (Deutsch Grammophon, Harmonia Mundi, Naïve, Giuliano Carmignola, Amandine Beyer, Daniel Hope, Andreas Scholl, etc.). Cet expert sait allier une réflexion de très haut niveau à un propos accessible à tous, accompagné de documents vidéo projetés : photos de peintures vénitiennes et partitions.
Cette conférence donna l’occasion de pénétrer dans le quotidien de Vivaldi ce « Prêtre Roux », qui a vécu la majeure partie de sa vie dans la Pietà, un des 3 hospices de charité de Venise. Cité, alors en perte de vitesse, en pleine décadence politique et économique ; et qui se devait d’afficher en contrepartie une vitrine culturelle et un décor social en trompe-l’œil. Epoque riche en carnavals et en accueil d’hôtes d’importance ; ce qui permettait de récupérer de l’argent.
Cet hospice de la Pietà était un établissement pour les enfants non désirés et abandonnés. Après avoir été confiés à des familles nourricières pendant quelques années, ces orphelins « malgré eux », revenaient à l’hospice où les jeunes garçons et les jeunes filles étaient séparés. Les jeunes filles musiciennes étaient polyvalentes : instruments à cordes et à vent mais aussi danseuses et chanteuses.

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