La mère et la fille déportées : « comment nous avons survécu »

Publié le 21 mai 2015 | Actualité / Canton de Civray / Une

coupure libération

Alors que l’on vient de célébrer le 70e anniversaire de la Libération, on évoque les atrocités de la déportation et des documents sortent de l’ombre. Le témoignage d’une déportée venue s’établir en Sud-Vienne met en évidence les atrocités commises.  
C’est l’histoire bouleversante d’une jeune fille, originaire des Vosges, déportée avec sa maman, après plusieurs années de captivité dans le camp tristement célèbre de Ravensbrück. Elle reviendra chez elle dans le petit village de Senones. Elle connaîtra un dur retour à la vie normale et c’est au cours de vacances dans la région civraisienne, qu’elle viendra couler des jours paisibles en famille. Elle est établie à Civray depuis. Marcelle Stolz a été décorée de la Médaille Militaire, de l’Ordre Nationale Militaire et elle est Chevalier de la Légion d’Honneur.

« Je ne sors pas de cette déportation »
Ses premiers mots sont: « je ne sors pas de cette déportation, je vis avec ça ! ». En 1942, Marcelle vit en zone occupée à Senones, ses parents sont natifs de ce petit village. Un village de bûcherons, Rosa, sa maman, travaille chez Marcel Boussac comme tisserande. En 1939, au décès de son papa Marcelle doit travailler pour subvenir aux besoins de la famille : « on avait besoin de travailler, la période 39, était très difficile ». La région a connu la précédente guerre avec ses vicissitudes, les privations, cela se passait à quelques kilomètres, les habitants connaissent l’occupant.
Dès le début de la Seconde Guerre, la Vallée des Vosges portera le triste nom de la Vallée des Veuves. Les hommes, des rudes gaillards travailleurs forestiers, seront réquisitionnés, ils seront déportés pour travaux durs, mais également pour expériences sur leurs corps dans des camps et laboratoires. Peu d’hommes sont rentrés au village.
La mère de Marcelle très patriote participe à la résistance dès 1940. Très jeune, Marcelle, elle-même, participe à sa façon en distribuant des tracts, en portant des vêtements et du ravitaillement aux résistants. La résistance se renforce avec un chef de secteur breton.

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