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Le Journal du Sud-Vienne

La boxe anglaise s’est faite une place à Civray

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La boxe anglaise s’est faite une place à Civray

Lundi 9 septembre, le club pugilistique du civraisien a fait sa vingtième rentrée ! Avec soixante-sept licenciés ! Un chiffre à faire pâlir d’envie les gros clubs et rare en milieu rural où la boxe reste un sport confidentiel.

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Lundi 9 septembre, le club pugilistique du civraisien a fait sa vingtième rentrée ! Avec soixante-sept licenciés ! Un chiffre à faire pâlir d’envie les gros clubs et rare en milieu rural où la boxe reste un sport confidentiel.

Jean-François Blondel serait heureux de savoir que son club poursuit sa route ! L’ancien boxeur et arbitre normand qui s’était retiré à Saint-Pierre d’Exideuil et aujourd’hui décédé, avait lancé l’idée, en 1993, de créer en milieu rural, un club de boxe anglaise. Un pari fou qui s’est imposé à Civray mais non sans difficulté.
A Civray, le club de boxe anglaise fait figure d’exception. Exception car il est le seul club de ce type à cinquante kilomètres à la ronde, attirant dans ses cordes, des licenciés du Nord-Charente, du Sud Deux-Sèvres ou du Civraisien. «Il n’y a plus de club de boxe en Charente, cite Dominique Raymond Renoux, président et élément fondateur du club en 1993, et en Vienne le club le plus proche est Poitiers. Et par rapport au ratio de la population, c’est nous qui avons le plus de licenciés» se réjouit le président.
Un succès qui ne se dément pas alors que les bénévoles doivent se battre contre les préjugés récurrents du style: «la boxe est dangereuse». «Alors que c’est le football qui a le quotient risque le plus important !» se défend Nicolas Renoux, l’entraîneur du ring Robert Charron qui précise par ailleurs qu’en boxe éducative, il n’y a pas de coups portés ! «C’est ludique, et ce n’est pas Rocky !» poursuit celui qui a arrêté sa carrière de boxeur à 26 ans.

«Le club décapité en 2006»
Nicolas qui a commencé à boxer sur le ring Robert Charron à l’âge de 13 ans, a vite progresssé, collectionnant les titres : demi finaliste en championnat de France, plusieurs titres de champion régional  en boxe éducative et accèdera même aux quarts de finale de championnat de France en amateur. Mais, à 26 ans, à l’aube d’une carrière prometteuse, coup sur coup ses entraîneurs décèdent, laissant le ring civraisien orphelin ! «Le club a subi des épreuves très dures avec les disparitions tragiques des jeunes Fabien Delhoume et Tony Beau. Puis, suivront les disparitions de Roland Chollet puis de Jean-François Blondel : le club est alors décapité» résume Dominique Raymond Renoux. «Roland Chollet et Jean-François Blondel  sont décédés tous les deux à six mois d’intervalle. Je n’avais pas le choix, j’ai repris la salle» confesse l’entraîneur qui obtiendra au bout de deux ans de travail son diplôme de prévôt fédéral. Le club se relève mais doit à nouveau encaisser avec le décès brutal de son président Jacky Demazeau en 2008.
Depuis, le club a poursuivi sa route conjurant le sort en se taillant un beau succès pour son dernier gala de boxe, le vingtième, avec une belle affiche : deux combats pros et cinq VIP de renommée mondiale. En attendant le
21e et les résultats de ses protégés – le club fonde beaucoup d’espoir en Mélanie Mercier et Matthias entre autres – les entraînements ont repris trois fois par semaine sur le ring qui porte le nom d’un ancien champion : le boxeur Poitevin champion de France professionnel des poids moyens (1944-1945) !

Laurence Gauchon

Renseignements : 06 44 05 40 11, 06 76 10 99 6, 05 49 87 36 79, 05 49 87 31 88.

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