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Le Journal du Sud-Vienne

Le Château hanté de Fougeret ouvre ses portes

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Le Château hanté de Fougeret ouvre ses portes

A l’occasion des journées du patrimoine, le château de Fougeret à Queaux (86) ouvre ses portes. Datant du XIVème siècle, le bâtiment serait encore habité par une dizaine d’entités. Durant l’année, il est possible de dormir une ou plusieurs nuits sur place… Une expérience surprenante.

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A l’occasion des journées du patrimoine, le château de Fougeret à Queaux (86) ouvre ses portes. Datant du XIVème siècle, le bâtiment serait encore habité par une dizaine d’entités. Durant l’année, il est possible de dormir une ou plusieurs nuits sur place… Une expérience surprenante.


Dans la Vienne, à Queaux, il est un lieu qui ne laisse pas indifférent.
Le château de Fougeret serait en effet hanté, ou plutôt encore habité par une dizaine d’entités… sans compter celles présentes dans le parc. C’est en 2009 que débute réellement cette mystérieuse histoire, année durant laquelle Véronique Geffroy et son mari François-Joseph achètent la bâtisse datant du XIVème siècle. Des amoureux des vieilles pierres qui souhaitaient se lancer dans un grand projet de restauration avec leurs trois enfants. «On a découvert les phénomènes paranormaux peu à peu. Ça a commencé par la sensation d’être observé, avec une ambiance très pesante, on ressentait de la tristesse. Puis on entendait des pas, des voix», se souvient Véronique. «Une de nos filles a aperçu plusieurs fois dans l’escalier une femme en robe. Moi, j’ai senti une tape sur l’épaule alors que je coupais de l’herbe. Je me retourne, il n’y avait personne», poursuit François-Joseph. En descendant de la chapelle (au premier étage), Véronique affirme avoir vu une silhouette masculine noire glisser d’un salon à l’autre «je suis restée là, comme tétanisée. Puis je me suis retrouvée dehors… et je ne me rappelle plus par où je suis passée
A partir de ces moment, les choses se sont accélérées : «On se demandait si on allait vendre le château mais personne ne veut d’un lieu hanté. Alors on a cherché à comprendre.» Venues de médiums réputés, d’équipes d’investigation… Tous ont confirmé la présence de fantômes. De quoi répondre à leurs nombreuses interrogations et mieux connaître ces entités. Une médium dit avoir longuement discuté avec Alice, fille de l’un des anciens propriétaires, morte à 22 ans de la tuberculose et d’une infection rénale. Elle vivait ici dans les années 20. Une chambre porte d’ailleurs son nom, avec archives et autres photos dans la pièce, retrouvées par le couple. Dans une autre chambre, celle du chevalier, beaucoup disent avoir «entendu des pas de chevaux, accompagnés d’une odeur assez particulière.» Et plus terrorisant : le bruit d’une personne ayant de grosses difficultés à respirer… Un son entendu depuis l’installation d’un brancard dans la chambre.

«Nous n’étions pas seuls cette nuit»
Le château est devenu un rendez-vous recherché par les amateurs d’activités paranormales ou de simples curieux. Il est en effet possible de passer une ou plusieurs nuits ici, au sein même du château. «Nous pouvons avoir en même temps jusqu’à une dizaine de personnes. Mais en moyenne ils sont trois ou quatre. Il est arrivé qu’il n’y ait qu’un couple… mais ils partent au milieu de la nuit car ils ont peur», ajoute Véronique. Des manifestations venues d’ailleurs, qui ne se manifestent pourtant pas régulièrement : «Ce n’est pas tous les jours. Il y a des périodes de calme ou de fortes intensité, on ne peut pas prévoir. Hier par exemple, j’avais très mal à la tête, ce qui peut signifier que les entités étaient énervées… et les gens venus passer la nuit n’ont pas réussi à dormir. »
C’est le cas de Laurence Edouards et sa fille Sarah, de Région parisienne venues ici pour une nuit : «Nous avions déjà vécu des choses similaires et voulions une confirmation. Une heure après notre arrivée, nous avons retrouvé le coffre de la voiture ouvert, nous sommes certaines de l’avoir fermé. Puis c’est au moment du dîner que tout a commencé.» Gémissements d’une femme suivis de hurlements, sensation de souffrance, sentiment d’être observé… «Nous n’étions pas seuls cette nuit.» Des phénomènes que les filles ont pu partager avec Mickäel Coué et Brigitte Claisse, venus eux aussi passer la nuit : «Nous sommes restés tous les quatre prostrés dans la cuisine lorsque nous avons entendu ces gémissements. Ils ont duré au moins 20 minutes. On ne voulait pas monter dans les chambres. Peu à peu, on a commencé à se diriger vers l’escalier et c’est là que nous avons entendu un enfant murmurer une chanson.» Censés dormir dans la chambre du chevalier, c’est finalement vers celle de «la grand-mère», qu’ils se sont dirigés dans la nuit : «Mais on entendait quelqu’un qui avait de grosses difficultés à respirer, des chaises grincer, une porte se fermer…» Et cela durant une bonne partie de la nuit : «Nous n’avons pas dormi, juste somnolé un peu. Allongés, on sentait que quelque chose nous frôlait la tête, une douceur sur la joue comme si on nous caressait, on nous tirait les mèches de cheveux,…»
Pas de doutes pour eux, l’expérience vaut le coup d’être vécue : «Il faut le vivre. Les personnes qui pensent que c’est faux doivent faire cette expérience. Au matin, nous étions imprégnés des lieux, avec un ressenti différent de notre arrivée. C’est comme si l’endroit nous faisait confiance. Un apaisement.» «Certaines personnes sont plus disposées que d’autres : les plus réceptifs peuvent voir des choses incroyables alors que certains ne perçoivent rien. La plupart des premières manifestations arrivent en soirée, vers 17h-18h. Mais je pense qu’ils se manifestent aussi durant la journée, c’est juste que la nuit tous nos sens sont en éveil», reprend Véronique.
Comptez 30 euros par nuitée et par personne, petit-déjeuner inclus. Uniquement sur réservation.
Des soirées à thème, conférences et autres visites sont régulièrement organisées. A l’occasion des journées du patrimoine, les 20 et 21 septembre, le château de Fougeret ouvre ses portes au public. Une exposition de 140 photos sera installée, des clichés d’entités proposée par les membres de l’IFRES (institut français de recherche et d’expérimentation spirite). Les visiteurs auront la possibilité de faire photographier leurs auras (représentations du corps et de l’esprit) par la kinésiologue Sylvie Fourniet. Le samedi soir, l’IFRES expliquera les techniques utilisées pour prendre leurs photos et Sylvie Fourniet donnera elle aussi une conférence sur les auras. Les deux premiers épisodes de la série documentaire, tournés ici par The Believers, seront projetés.
Gaëlle Pignolet

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