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Le Journal du Sud-Vienne

Frédérick Gersal à Vivonne : « il était une fois …l’histoire du Poitou»

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Frédérick Gersal à Vivonne : « il était une fois …l’histoire du Poitou»

Samedi dernier, il ne fallait pas aller chercher une présentation analytique de l’histoire à la manière de Georges Duby ou de Le Roy Ladurie. L’objectif de Frederick Gersal est tout autre… Il s’agit d’attirer le public vers un retour aux origines et contribuer ainsi à favoriser une identité régionale, une adhésion à la mémoire locale d’un territoire, relier les Vivonnois à leur sol natal et à piquer leur curiosité pour l’histoire de France.

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Samedi dernier, il ne fallait pas aller chercher une présentation analytique de l’histoire à la manière de Georges Duby ou de Le Roy Ladurie. L’objectif de Frederick Gersal est tout autre… Il s’agit d’attirer le public vers un retour aux origines et contribuer ainsi à favoriser une identité régionale, une adhésion à la mémoire locale d’un territoire, relier les Vivonnois à leur sol natal et à piquer leur curiosité pour l’histoire de France.

Il est vrai que depuis plus de 40 ans, les nombreuses et riches publications d’auteurs, les revues locales comme le « Picton » mettent à la portée de tous la connaissance des grands personnages qui nous ont précédé, tant sur le plan évènementiel que sur le plan anecdotique.

Un chroniqueur contemporain

C’est dans son registre particulier de restitution de l’histoire, que Frédéric Gersal est intervenu. Après avoir présenté le futur Historial du Poitou dont il sera le parrain, en excellent comédien qu’il est, et sous la forme d’un chroniqueur, il n’a pas hésité à remonter le temps mémorial du Poitou depuis le paléolithique (Angles-sur-Anglin et le Roc-aux-Sorciers) jusqu’au XVIIe siècle. Sa démarche tient des troubadours par la transmission orale des histoires du passé et la présentation des faits comme une épopée chevaleresque.

Mais pour tenir en haleine durant plus d’une heure et demie ses auditeurs, il a usé de ses talents de conteur en décrivant chaque époque à travers ses guerres de clans, de luttes pour le pouvoir, et de successions. Pour capter et maintenir l’attention du public il n’a pas hésité à utiliser des procédés comme les anachronismes, avec la référence à des personnalités politiques, avec un humour emprunté à la tradition des chansonniers du grenier de Montmartre, qui alliaient jeux de mots heureux et subtils avec la caricature des personnages qui font l’actualité. Il n’en reste pas moins vrai que ses vertus pédagogiques ont permis d’éclairer l’origine de mots ou d’expressions tout droit sorties d’évènements historiques comme « l’éminence grise » (dans l’ombre de Richelieu), la création du franc (monnaie créée après l’emprisonnement de Jean le Bon – Bataille de Nouaillé) ou l’apparition du tissu damassé (croisade à Damas en Syrie).

Une chevauchée orale

A la manière de la « chanson de geste » au Moyen-âge, allant jusqu’à imiter le galop du cheval, Frédérick Gersal a déroulé une épopée en chevauchant par Bougon et son tumulus, la guerre des Gaules avec César, la légende de Mélusine, l’été de la Saint Martin, Clovis, la soumission des Templiers, Aliènor dans la Nouvelle Aquitaine, Jeanne d’Arc et bien sûr le personnage de Ravaillac qui a dormi à Vivonne avant d’aller assassiner Henri IV.

Enfin c’est avec deux favorites du roi Louis XIV, Mme de Maintenon (petite fille d’Agrippa d’Aubigné née à Niort) et Mme de Montespan (née à Lussac-les-Châteaux), figures emblématiques, que Frédérick Gersal a terminé son parcours devant une salle acquise et assidue à sa prestation puisque la salle de Vounant était archi-comble et qu’il a fallu aller cueillir des chaises dans d’autres locaux.

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