Fioul à la baisse : c’est le moment de faire le plein

Publié le 10 septembre 2015 | Actualité / Canton de Civray / Une

lizant gazole

Avec la baisse du prix du baril, le prix de l’essence à la pompe et celui du fioul sont eux aussi relativement bas. Selon les relevés de l’Insee, depuis plus de trois ans pour la France métropolitaine, le prix moyen du fioul est en baisse : 953,43 € pour 1 000 litres en septembre 2013, 883,30 € en septembre 2014 et 747,43 € pour juillet 2015.

Après des prix les plus bas constatés depuis 4 ans en janvier 2015 (705 €), les prix étaient en augmentation jusqu’en mai, pour repartir à la baisse depuis juin.


Actuellement, ils sont entre 0,65 à 0,70 €/l pour la Vienne. « Les prix remontent légèrement depuis une semaine, mais restent assez bas, constate Alain Martron, gérant de RLM Distribution, entreprise de livraisons de boissons et combustibles, basée à Savigné. Depuis fin août, début septembre, nous sommes débordés. Les gens font le plein de leur cuve pour l’hiver. C’est  pratiquement un mois plus tôt que d’habitude ! ». Du coup, ses sept camions ne s’arrêtent pas et livrent dans un rayon de 70 kilomètres sur les trois départements.

Razzia depuis août
Coup de chauffe sur le fioul ? Un constat partagé par Christophe Terrassier, gérant du groupe Terrassier, basé à Sauzé-Vaussais, avec un magasin Gitem à Couhé. « Depuis le début du mois d’août, tout le monde se jette dessus. Avec les annonces dans les médias, les gens se sont décidés en avance … parfois un peu vite. » Les remplissages de cuve se faisaient généralement plutôt fin septembre.
Cette frénésie est due aux prix bas constatés. Un effet d’aubaine qui se traduit par une économie importante pour le porte-feuille des particuliers. C’est près de 15 % de gagné sur la note finale par rapport à l’année dernière. « Aujourd’hui, c’est une des énergies les moins cher du marché », souligne Alain Martron. Le prix du fioul est indexé sur celui du baril de pétrole, et même s’il varie chaque jour, il reste relativement bas pour la période. « La demande s’est décalée dans le temps, pour autant je ne pense pas que nous aurons une augmentation des volumes. Après, cela dépendra des températures de cet hiver. »
M.W.