André Brouillet revisité par ses amis

Publié le 6 novembre 2014 | Actualité / Canton de Couhé / Une

andré brouillet

A l’occasion du centenaire de la mort d’André Brouillet, Marie Madeleine Samaras, vice-présidente de l’association « André Brouillet » a donné, samedi après midi à l’Espace Media, une conférence qui a permis de revisiter la vie et l’œuvre de ce célèbre peintre impressionniste.

Né à Charroux le 1er septembre 1857, André Brouillet est  mort à Couhé où il résidait en alternance avec Paris, le 6 décembre 1914, frappé par une congestion, alors qu’il était parti sur les routes glacées pour porter secours à un convoi de réfugiés belges.
La conférencière a déroulé son propos devant une cinquantaine de personnes, rappelant, entre autres que cet enfant du sud Vienne, après des études d’ingénieur, est entré à l’école des Beaux arts où il fut l’élève de Jean-Léon Gérôme. Au cours de sa carrière, il a récolté de multiples récompenses lors d’ expositions et bénéficié de nombreuses commandes publiques. Mme Samaras, après avoir évoqué  le  souvenir  de « Yvonne », fille  adoptive du peintre et un  de ses modèles, a souligné que  la toile la plus célèbre d’ André Brouillet, est sans conteste « Une leçon clinique à la Salpêtrière » qui représente le  neurologue  Jean-Martin Charcot lors d’une de ses célèbres leçons du mardi.
Au-delà de nombreuses toiles remarquables, de par leur luminosité et leurs magistrales dimensions, André Brouillet a aussi laissé une œuvre d’illustrateur. Dans cette discipline,  il a œuvré pour un certain nombre d’ouvrages tel que le Figaro  illustré. L’artiste qui a aussi beaucoup représenté la femme, fut à maintes reprises inspiré par la Dive et ses coteaux. A signaler que l’atelier d’André Brouillet, appelé par l’artiste « le Gourbi » se situe au lieudit Valence et est aujourd’hui la maison d’habitation de Marie-Madeleine Samaras, qui tout en l’aménageant, a su conserver à ce lieu  aujourd’hui ô combien mythique, ses volumes, ses fresques et sa luminosité d’antan.